Dans cette page il n'est question d'évoquer la totalité des Alsaciens Mosellans incorporés dans la Waffen SS mais de présenter des cas particuliers
Les récits sont issus du livre ENTRE DEUX FRONTS volume 1 et deux de Nicolas MENGUS et André Hugel édition PIERRON
Les incorporés de force dans la waffen SS principalement des Alsaciens trés peut de Mosellans sont issus principalement des classes 1926, mais des jeunes gens des classes 1908 à 1910 qui avaient combattu dans l'armée Française en 1939 1940 furent aussi incorporés , plus âgés plus aguerris au combat leurs chances de survie étaient plus élevées . La classe 1926 aura 60 %de perte . En 1944 c'est prés 2 000 alsaciens et quelques Mosellans qui furent incorporés .
Si a l'origine l'enrôlement dans la Waffen SS étaient un acte volontaire en 1944 devant les événements la SS à son tour utilisera l'incorporation de force afin de compenser ses pertes .
Le terme volontariat pour la Waffen SS reste dans la mémoire de bien des Français encore a ce jour .
Pour les jeunes Alsaciens et Mosellans ,face à une administration Allemande implacable ,il n'est pas facile de contourner ces pièges du <<volontariat>> ,les moyens pour faire plier les récalcitrants ne manquent pas .
Certains se retrouveront inscrits comme <<volontaire>> d'autres signeront un engagement dans la KRIEGSMARINE pour éviter l'incorporation dans la Waffen SS .Malheureusement bien des Alsaciens convoqués seront incorporés dans différentes unités .
Certains avaient connus l'évacuation de 1939 , le statut de réfugiés durant presque un an pour certains et plus pour d'autres ,puis le retour dans une Alsace Moselle sous administration Allemande, dans certaines familles divisées par les événements et les choix
une partie en zone libre ou occupée , certains avaient rejoint le maquis, dans certaines familles il y avaient déjà des décès dut à la guerre , des membres de la famille prisonniers en Russie ou ailleurs , En cette 1944 l'incorporation de la classe 1926 venait s'ajouter au drame des Alsaciens et Mosellans.
Exemple la 3 compagnie du 1 bataillon du régiment Der führer comptée 26 Alsaciens incorporés de force

Deux des <<13>> d'Oradour-sur-Glane du statut de réfugiés à celui de damnés de la guerre
ELAESSER Jean Pierre
Né à Strasbourg le 18 octobre 1926 (Bas-Rhin)Il sera évacué avec sa famille à Éguzon dans l'Indre .En septembre 1940 la famille Elaesser retourne en Alsace .Le jeune jean pierre arrive a éviter les jeunesses hitlériennes ,il occupe un poste de facteur ,le 7 octobre 1943 au 5 janvier il effectue son service obligatoire au RAD . Il sera incorporé de force dans la Waffen SS le 8 février 1944 et intègre la 3 compagnie du régiment Der führer (dans ce régiment 455 Alsaciens seront incorporés ) au camp de Souge prés de Bordeaux ,puis à Valence -d'Agen (Tarn-etGaronne) il sera un des 13 alsaciens qui sera présent lors du procès de Bordeaux en 1953 suite aux événements à Oradour le 10 juin 1944 .
Il sera aussi présent à Fayssinet-le-Gélat le 7 juin 1944 ,dans le Lot , il se présentera volotairement le 24 septembre 1945 pour évoquer l'expédition punitive contre ce maquis selon lui Diekmann et Kahn ont perpétrés un crime de guerre . Au procès de Bordeaux il sera condamné à six ans de prison mais l'amnistie lui permettra de retrouver une partie de son honneur .
HOEHLINGER Louis
Né le 8 novembre 1926 à lyon .son père est inspecteur de police . Avec ses parents il retourne en Alsace en 1936,en 1939 il sera évacué sur la Seine et Oise en 1940 sa famille retourne en Alsace .1943 il passe le conseil de révision du RAD il sera au RAD du 6 octobre 1943 au 2 janvier 1944 . Le 8 février 1944 il est incorporé de force dans la waffen SS
1 compagnie du régiment Der Fürher de la 2°division blindée Das Reich . Instruction au camp de Souge .Il poursuit sont instruction au château de Lastour ,il est affecté à la 3 compagnie (secteur postal 15207) il sera présent à Frayssinet-le-Gélat , sa section sera déployée autour du village .Le 10 juin il ignore qu'il va se rendre à Oradour .Sa section prendra place à150 m de la route au sud du village ,à 17 heure avec ses camarades ils ont eu l'ordre de se rendre au centre du village . il traversera le village au pas de gymnastique il précisera << y avait énormément de fumée à hauteur de l'église>> , il a rejoint les camions qui stationnaient sur la route des Bordes à la tombée de la nuit la troupe a rejoint NIEUL .c'est au cour du voyage vers Nieul que ces camarades lui ont raconté que tout le bourg avait brûlé et que toute sa population avait été massacrée . le 25 juin 1944 il tente de s'évader de l'armée Allemande avec deux camarades ils se font passer pour blessés . Il sera fait prisonnier le 1 juillet 1944 par des canadiens après avoir été soigné il s'engage dans 1° DFL . En 1945 il s'engage pour l'indochine nommé sergent démobilisé il sera arrêté le 10 juin 1949 . Inculpé en 1951 incarcéré en France condamné à Bordeaux à 5 ans de prison (responsabilité collective) Anmistié comme ces 13 camarades Alsaciens
Lors du procès il précise qu'il se trouvait à l'extérieur du village et qu'il n'avait tué personne .

Le 30 janvier 1953 les nouvelles de Bordeaux tirent << bourreau en Idochine >> L'humanité du 21 février 1953 s'interroge: la fanfare municipale va-t-elle accueillir les 13<<héros>>d'Oradour?. Le journal en profite pour rappeler que Hoelinger a servi comme soldat Français en Indochine . Un vrai monstre à en croire ces journaux. il est si simple pour certaines personnes ; journalistes et autres d'oublier a travers les mots certaines réalités du présent et du passé surtout à cette époque .

Au procès de Bordeaux
D'autres Alsaciens et Mosellans à partir d'août 1940 suite à leurs retours dans leurs villes ou villages seront à partir de 1944 principalement ceux de la classe 1926 affectés à des unités SS y compris en Italie ou dans les balkans, parmi eux il y aura des Alsaciens
incorporés de force qui se retrouveront au coeur de la bataille de Berlin auprès d'autres Francais qui avaient fait un autres choix .
En 1944 sur le front de Normadie plusieurs Alsaciens furent sauvés par des habitants voici une liste établie par l'association Solidarité Normande aux incorporés de force d'Alsace-Moselle (voir rubrique presse actuelle )
Ce travail de mémoire permet de remettre certaines vérités oubliées a leurs places .Plusieurs de ces soldats sont passés par l'évacuation en 1939 ils furent des réfugiés, a partir du mois d'aout 1940 certains sont retounés en Alsace sans se douter qu'un jour ils se retrouveront sur le front de Normandie et sauvés par des Normands qui ne regardaient pas l'uniforme mais l'homme qui le porte .
