LES RETOURS
1ER AOÛT 1940 Les Allemands autorisent le retour des réfugiés « zone Centre » et « Région Parisienne ». Mais, au-delà de la « zone Nord Est », les retours sont interdits ce qui a pour résultat de bloquer 250.000 personnes en zone libre et 500.000 en zone occupée non interdite. Le désordre est d’autant plus grand que le retour en zone occupée doit être réalisé avant le 1er septembre 1940.
Août 1940 retour à Paris
28 AOÛT 1940 1.600.000 réfugiés sont rapatriés et mi-septembre le passage interzones est réglementé de façon quelque peu surprenante. C’est ainsi que ne sont pas autorisés au retour les réfugiés Alsaciens Lorrains qui ne sont pas « de race allemande », les indigènes nord-africains et des colonies possessions françaises… mais par contre peuvent passer…les Juifs et… les gendarmes ! Par ailleurs, des laissez-passer et des cartes de frontalier, valables un mois, apparaissent
1 NOVEMBRE 1940 5 à 6 millions de réfugiés sont rentrés chez eux. C’est à partir de ce moment que la notion de passage illégal apparaît avec des sanctions pouvant aller jusqu’à la mort. Même les ministres, à part Laval et l’Amiral Darlan doivent demander un laissez-passer par écrit. Pendant toute l’occupation, malgré bien des réclamations, les allemands ne changent en rien leur position, en dehors d’un assouplissement pour les cultivateurs dont les propriétés sont de part et d’autre de la ligne.
Il faut noter que pour cette famille propriétaire d'un restaurant à Strabourg le choix sera de retourner chez eux pour reprendre l'activité malgré la situation ,la famille en 1871 avait connue cette situation le restaurant date de 1893 .
Malheureusement le cuisinier ( le père )ne reprendra pas l'activité dès sa libération par les allemands en juillet 1940 il sera intégré dans la police de strasbourg .
la famille sera de retour en septembre 1940
Le dernier train
La note précisant le dernier départ pour les Alsaciens et Mosellant 10 septembre 1940
Carte pour les mosellans(lorrains )
Deux documents permettant la circulation à Strasbourg durant la période septembre 1939 au 22 juin 1940 .Ces documents sont délivrés par les autorités Française en fonction des motifs Suite a une demande . Celui-ci est valable du 13 décembre 1939 au 13 juin 1940 ce qui dans ce cas sera sans effet a cette date .strasbourg sera occupé par les allemands le 19 juin .
SAUF-CONDUIT |
CARTE DE CIRCULATION |
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LES ÉLEMENTS D'IDENTITÉS |
CERTIFICAT DE RAPATRIEMENT |
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Pour ces retours le gouvernement Français en liaison avec les autorités Allemandes procédera aux rapatriement dès le début août les premiers convois entrent en gare de Strasbourg six semaine plus tard 100 000 Alsaciens évacués sont rentrés a la fin 1940 ils seront 350 00 .En Lorraine 183 000 personnes seulement sont autorisées à rentrer du 1 août 1940 au 1 août 1941
En gare de strasbourg des banderoles proclames
Das deutsche Elsass grüsst Euch (L'Alsace Allemande vous salue ). l'aide à la réintégration des évacués ,des mobilisés dans l'armée Française qui rentrent prend des formes
diverses: outils,bétail,instruments, agricoles, meubles, etc....,.Pour les réfugiés l'attitude du gouvernement français restera incomprise et pour certains donnant une l'impression de lâcheté ,les Alsaciens et Mosellans sont considérés comme des Volksdeutsche membres de la communauté du peuple Allemand mais non comme des Allemands à part entière vivant sur le territoire du Reich des Reichsdeutsche .
Attestations de moralité délivré a une une personne en vue de son retour dans les vosges
En gare de Strasbourg |
l'obligation du salut |
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Souvenirs de l'arrivée en gare de Strabourg aout 1940
« A l’entrée du train en gare de Strasbourg, une musique bruyante jouait l’hymne national « Deutschland über alles » et le « Horst-Wessel-Lied ». Avant de quitter la gare, nous fûmes obligés d’écouter pendant 25 minutes un discours, qui après des accusations ignobles contre la France pourrie, exaltait la générosité du Führer, à qui l’Alsace allemande devait d’avoir échappé aux horreurs de la guerre. Le discours se termina par un triple « SIEG HEIL ». Comme les réfugiés qui étaient arrivés avant nous n’avaient pas mêlé leurs voix aux Sieg Heil des Allemands, on eut soin de nous encadrer de soldats, de membres des jeunesses hitlériennes et d’infirmières allemandes, sous prétexte de nous aider à porter nos bagages, en réalité pour nous obliger à crier « Sieg Heil » et pour nos surveiller.
Cet accueil nous fit une impression pénible. La plupart d’entre nous se mirent à pleurer. A la sortie de la gare, nous eûmes encore une surprise : de grandes banderoles étaient tendues, portant l’inscription « Willkommen in der deutschen Heimat » (soyez les bienvenus dans la patrie allemande !)
Source : http://www.memorial-alsace-moselle.com
RETOUR EN ALSACE STRASBOURG JUILLET 1940 |
ACCUEIL DES ALSACIENS PAR LES ALLEMANDS EN GARE DE STRASBOURG JUILLET 1940 |
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Photo de la revue LENGELSHEIM le 19 siècle d'un catholicisme omniprésent
Le retour à Bitche et la vie sous l'occupant nazi
Peu de temps après l'arrivée des Allemands en Charente durant l'été 1940, il est signifié à la population réfugiée de Bitche qu'il leur est permis de regagner leur ville. Au début du mois de septembre 1940, un convoi ferroviaire est alors organisé pour ramener tous les Bitchois chez eux. Ce train passe par la vallée du Rhône, par Lyon et Dijon et, non loin de Belfort, le convoi des réfugiés reçoit la visite d'autorités allemandes munies de listes. Les Allemands effectuent un tri des passagers, refoulant vers l'intérieur de la France les personnes et les familles connues à Bitche pour être trop françaises, pour avoir des activités ou des postes trop patriotiques, voire une activité politique condamnée par le Reich. Après le refoulement de quelques personnes indésirables les Allemands, le convoi poursuit sa route jusqu'aux environs de Phalsbourg, où les Bitchois débarquent pour loger quelques jours chez les habitants avant de pouvoir regagner leur région.
Dans le journal Allemand le Kölnische Jllustriere Zeitung du 15 aout 1940 un image de la cathédrale de STRABOURG mettait en avance la marque VIVIL . Une édition Française de cette revue était publiée celle -ci se retrouvée dans les services de l'armée Allemande d'occupation .Pour les réfugiés le drame était écrit .
LE 15 AOUT 1940 |
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Les autonomistes au château du SABLOU
Pour ce qui est des « Alsaciens autonomistes », un rapport du 16 juillet 1940 émanant des commissaires spéciaux Montabre et Mann, de Périgueux, signale la présence de 21 « réfugiés d’Alsace-Lorraine internés au château du Sablou », qui tous expriment le désir de retourner chez eux et se disent prêts à subir le sort de leur pays. Se trouve parmi eux Émile Fanger, inspecteur des douanes allemandes en retraite, qui « possède la nationalité allemande ». Lothar Kubel, quant à lui, « désire redevenir Allemand ». René Schwob, Charles Walter et Albert Baumgartner souhaitent devenir Allemand. Aloïs Barth « autonomiste demande à retourner en Alsace et devenir Allemand plutôt que de rester citoyen français ». Émile Laplume et Pierre Oberweis (71 ans), de nationalité luxembourgeoise, demandent à retourner dans leur pays. Rodolphe Badermann, dentiste du Bas-Rhin, « demande à rester Français et si l’Alsace redevient allemande, à retourner en Amérique ». Alfred Daul, « ex-député du Parti communiste du Bas-Rhin, démissionnaire du Groupe ouvrier et paysan français demande à rester Français, et dans le cas où l’Alsace redeviendra allemande, il décidera ». Un nombre significatif de ces réfugiés est encore présent au Sablou le 9 août 1940. L’un d’eux, Otto Baron, a déjà été jugé et condamné à cinq ans de prison pour « propos anti-français ». Les autres internés le sont en qualité de « suspects au point de vue national », pour avoir tenu des « propos communistes, antinationaux, autonomistes, défaitistes et anti-français », ou encore pour avoir nourri des « sentiments anti-français ».
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